je me couche, je me réveille (d'aprés une citation de Barjavel)
Aller, j'y vais, je marche, je monte, je m'adosse, je la vois.
"-Qu'est ce que tu fous ici?
-Tu n'es pas content de me voir?
-Si...si,si...biensur, mais tu ne devais pas être là haut?
-Je suis là, c'est comme ça, ne cherche pas à comprendre.
-D'accord, faut que l'on rentre, je me mets à côté de toi,on en est au chapitre IV.
-Je le sais et oui on se met à côté."
On recule les chaises et on s'assoit.
"-On est l'année dernière?!
-Oui...on s'en fout on est ensemble.
-Les autres nous voient?Je ne comprends rien,c'est trop bizarre mais c'est trop bon d'être avec toi, tu es consciente de ce qui se passe? Enfin c'est toi?
-Ce n'est pas vraiment moi, je suis celle de l'an passé.
-Alors on parle, on se branle de tout."
On se regarde, on se parle, on se désire.
"-Tu me manques, je me sens seul.
-Mais les autres ils sont là, faut que tu apprenes à les connaître mieux, eux aussi sont particuliers.
-Jamais aucun d'entre eux ne pourra te remplacer, notre relation était unique et reste irremplaçable."
On se dit tout, on se répète ce que l'on s'est déjà répèté, on joue encore avec nos sentiments, on se blaissent nous faisons ce que nous n'avions pas fait.
"-On mange ensemble?
-Non.
-Pourquoi?
-Je ne suis pas toute seule aujourd'hui."
Je marche, je descends, je regarde et je reconnais.
"-Ah! elle n'était pas toute seule!
-Et non! Tiens, prends une clope.
-C'est drôle j'en avais envie et à ce que j'ai compris c'est jour de fête aujourd'hui, putain qu'est ce que j'en avais envie, c'est bon, tu savais que je me retenais souvent?
-Oui.
-Elle est vraiment spéciale cette journée... et tout ça, c'est vrai?
-Tu sens tout ça? Donc oui c'est vrai, c'est dans ta tête maintenant et ça y restera.
-C'est donc vrai. On va manger?"
On avance, on passe et on se pose.
"-Tu me manques, je me sens seul.
-Je suis toujours là moi, pas physiquement mais je suis là, dans tes souvenirs, je serai toujours assi dans ces marches fumant mes cigarrettes.
-Il me faut plus que des souvenirs, il me faut de la vie, il me faut du présent."
On se regarde, on parle, on se dévoile et se confit.
"-Je reprendrais bien une cigarrette, tu m'en dois bien une!
-Vas y sers toi, aujourd'hui tout est différent"
On fume, on se perd et on doit partir
"-Ca sonne, je dois y aller, on ne se revera plus?
-Plus ici, non."
J'avance, je monte puis redescends. Je passe cette porte et je le vois qui m'attend, gêné je marche vers lui et je le salue.
"-Et bah, putain la journée se termine bien.
-Normale je suis là...
-Tu ne changes pas.
-Pourquoi voudrais tu que je change? Je suis la perfection!
-Vu sous cet angle, il est vrai, en plus tu ne serais pas le même."
On entend une voie qui dit:"les gars il y a votre bus", on se regarde, on rit, on marche, on motte et ça roule.
"-Alors cette journée?
-Sympa...différente... mais biensur sympa; enfin différente d'hier et surement de demain, elle reste identique à celles de l'an passé donc sympa, enfin tu sais de quoi je parle.
-Bah oui et alors?
-Demain ou tout à l'heure...je ne sais pas trop quand, tout sera fini, vous ne serez plus là, je me retrouverai seul, sans vous. Je serai tout seul à m'emmerder. Si je te le dis tu sais très bien que c'est plus que vrai: tu me manques, je me sens seul.
-C'est la vie, tu as déconné et c'est maintenant que tu prends tout dans la face et maintenant tu sais ce que tu as à faire.
-Je le sais, ne t'inquietes pas, je veux réussir, je vais réussir et j'ai que ça à faire maintenant."
On regarde chacun dans le vide, je le regarde et il dort.
"-Et tu ne dors pas là?
-Connard..."
Ca roule, ça avance, on a l'habitude.
"-Bon je descends, à de... non à plus tard alors."
Je marche seul mais satisfait et heureux. Le ciel est bleu parcemé de nuages gris annonçant l'orage, l'air est lourd mais le vent nous soulage, il s'engouffre dans ces immenses arbres et tente d'immiter les vagues. Tout se raffraîchit et le vent devient de plus en plus violent, il hurle sa douleur de son errance à chaque élément qu'il rencontre, le bleu disparait et laisse place au noir qui précède la colère. Tout s'arrête l'espace d'un instant sourd et fracassant, la lumière régne quelques secondes et montre la peur des êtres. La pluie harcèle chaque vie. Je suis là, au milieu de tout, au milieu de ce chaos, de cette rage enfouie, de cette douleur contenue enfin avouée et maintenant relachée. Je regarde cette nature qui partage sa tristesse, je tends les bras, je lève la tête, je me sens mieu, compris et moins seul. Nous crions nos peines, nous pleurons ceux qui sont partis. Tout se dissipe, le soleil réapparait peu à peu.
Je me réveille, je me lève tout est fini, ils me manquent je me sens seul mais soulagé.
Par FlowerPower, Lundi 16 Octobre 2006 à 22:20 GMT+2 dans FlowerPower (article, RSS)




